L’art monumental se traduit par toutes sortes de sculptures qui se caractérisent d’une part par leur très grande taille et d’autre part par le fait que celles-ci soient intégrées à l’architecture d’un monument. Actuellement, l’art monumental désigne souvent un troisième concept beaucoup  plus général, et désignant une œuvre spectaculaire d’une importance particulière.

A travers l’histoire de l’art, l’art monumental s’est traduit par des formes très variées. Il peut représenter un personnage ou un animal beaucoup plus grand que dans la réalité. L’apparition voire  la disparition, de sculptures monumentales dans une civilisation est un phénomène significatif de son évolution dans le temps. L’art monumental s’est aussi souvent traduit par des sculptures faite de bois ou d’un autre matériau qui s’est détérioré au fil du temps ou qui a même complètement disparu en ne laissant aucune trace. On peut citer en exemple, les mâts de certains totems amérindiens qui constituaient des représentations d’art monumental traditionnel en bois n’ayant  laissées aucun vestige. Dans l’Égypte antique, le  Sphinx de Gizeh qui remonte probablement au IIIe millénaire av. J.-C. serait même plus ancien que les pyramides.

Des découvertes de sculptures très anciennes datant de la Chine Antique de l’âge du bronze à Sanxingdui dont certaines mesuraient deux fois la taille d’un homme, ont perturbées les idées des historiens et des archéologues. Jusque là pour les anciennes civilisations chinoises, on n’avait retrouvé que des bronzes de taille beaucoup plus modeste. En revanche, certaines cultures antiques qui étaient indubitablement très avancées, comme certaines civilisation de la vallée de l’Indus, n’ont apparemment jamais eu de sculptures monumentales, mais savaient réaliser des figurines et des sculptures très sophistiquées. D’autres cultures, comme celles de l’Égypte antique ou de l’Ile de Pâques, semble avoir consacré des ressources énormes à des sculptures monumentales vraiment très grandes.

Plusieurs raisons peuvent expliquer qu’une culture cesse de produire des sculptures monumentales. La plus évidente est celle du déclin de cette civilisation, comme ce fut le cas en Europe au Moyen Age ou pour la civilisation maya en Mésoamérique. Une autre explication à la disparition de l’art monumental dans certaines civilisations est l’aniconisme, cette doctrine qui bannit toute forme de représentation matérielle du monde réel généralement pour des raisons religieuses, ce qui fut le cas après les conquêtes musulmanes. Plus tard, le développement de la chrétienté ou encore la réforme protestante ont fortement contribué  à la promotion  des sculptures monumentales religieuses dans certaines parties du monde.